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Face à l’alerte internationale liée au Hantavirus de souche Andes, le Cameroun renforce sa surveillance sanitaire. Les autorités assurent qu’aucun cas n’a été détecté dans le pays et appellent la population au calme. Mots-clés SEO Hantavirus Cameroun, souche Andes, Malachie Manaouda, Le Cameroun a décidé de renforcer sa surveillance sanitaire après l’apparition d’un foyer international de Hantavirus de souche Andes détecté parmi des passagers du navire de croisière MV Hondius.

Si la situation fait l’objet d’une attention particulière des autorités sanitaires, aucun cas n’a été enregistré sur le territoire national à ce jour.
Le gouvernement se veut donc rassurant tout en multipliant les mesures préventives afin d’anticiper toute éventuelle menace.
Dans une déclaration officielle faite à Yaoundé le 15 mai 2026, le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, a affirmé que le pays restait en état d’alerte préventive. L’objectif est de surveiller l’évolution de cette situation sanitaire internationale sans perturber les activités économiques et sociales.
Une alerte née à bord d’un navire de croisière
L’origine de cette vigilance remonte au début du mois de mai, lorsque les autorités britanniques ont signalé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) plusieurs cas de maladies respiratoires graves observés à bord du navire de croisière MV Hondius.
Le bateau avait quitté Ushuaïa, en Argentine, au début du mois d’avril. Les investigations menées par des laboratoires spécialisés en Afrique du Sud puis confirmées en Suisse ont permis d’identifier la présence d’un Hantavirus de souche Andes, une variante rare principalement observée en Amérique du Sud.
Selon les données disponibles, seize cas ont été recensés à travers le monde dans le cadre de cet événement sanitaire. Parmi eux, neuf ont été confirmés par des analyses biologiques. Trois décès ont également été enregistrés.
En parallèle, plus de 150 personnes considérées comme contacts à risque font l’objet d’un suivi médical dans plusieurs pays répartis sur différents continents.
Pourquoi la souche Andes préoccupe les experts
Les hantavirus sont généralement transmis à l’être humain par contact avec des rongeurs infectés ou avec leurs excréments.
Cependant, la souche Andes présente une caractéristique particulière qui attire l’attention des spécialistes : dans certaines circonstances, une transmission entre personnes est possible après des contacts étroits et prolongés.
Les symptômes initiaux ressemblent souvent à ceux d’une infection virale classique. Les patients peuvent présenter une forte fièvre, des douleurs musculaires importantes et une fatigue marquée. Dans les formes les plus sévères, la maladie peut évoluer vers un syndrome cardio-pulmonaire grave nécessitant une prise en charge intensive. Les autorités sanitaires rappellent également qu’il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement antiviral spécifique contre cette infection.
Dans certains cas critiques, le taux de mortalité peut être élevé, ce qui justifie la vigilance observée au niveau international.
Un risque jugé faible pour le Cameroun
Malgré cette situation, les autorités camerounaises estiment que le risque d’introduction du virus dans le pays demeure limité. Plusieurs éléments soutiennent cette évaluation.
D’une part, le Cameroun ne figure pas parmi les destinations ayant accueilli ou rapatrié des passagers du navire concerné. D’autre part, aucun réservoir animal connu du virus Andes n’a été identifié à ce jour sur le continent africain.
Le ministère de la Santé publique s’appuie également sur les évaluations de l’OMS, qui ne considèrent pas cet événement comme une menace pandémique mondiale. Pour cette raison, aucune mesure restrictive concernant les déplacements, les activités commerciales, les établissements scolaires ou les lieux de culte n’est envisagée.
Surveillance renforcée aux frontières et dans les hôpitaux
Par mesure de précaution, le Centre de Coordination des Opérations d’Urgence de Santé Publique a renforcé son dispositif de veille sanitaire. Un plan national de préparation et de riposte est également en cours de finalisation.
La surveillance a été intensifiée dans les principaux points d’entrée du pays, notamment aux aéroports internationaux de Yaoundé-Nsimalen et de Douala, ainsi qu’aux ports de Douala, Kribi et Limbé.
Dans plusieurs structures hospitalières de référence, les dispositifs d’isolement sont progressivement réactivés afin de garantir une réponse rapide en cas de détection d’un patient suspect. Les autorités travaillent également au renforcement du circuit d’analyse des échantillons biologiques grâce à la collaboration avec des laboratoires de référence régionaux.
Éviter la désinformation
Les autorités sanitaires invitent les voyageurs revenant de zones à risque à consulter rapidement en cas de symptômes inhabituels. Elles appellent également les professionnels de santé à appliquer rigoureusement les mesures de prévention des infections respiratoires.
Enfin, le gouvernement insiste sur la nécessité de lutter contre la désinformation. Pour Yaoundé, la vigilance reste de mise, mais aucun élément ne justifie aujourd’hui une inquiétude excessive.
Le message officiel est clair : le système sanitaire est mobilisé, la surveillance est renforcée et la situation demeure sous contrôle.
Journaliste

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