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Mbankomo, Ngolambélé, et désormais Bangou. En un peu plus d'un an, Lisette Claudia TAME NJAMBE est passée d'une usine à trois sites industriels en activité. Le récit d'une progression méthodique, région après région.

En janvier 2025, Lisette Claudia TAME NJAMBE inaugurait à Mbankomo, dans la région du Centre, la première usine d'Africa Processing Company SA, dédiée à la transformation du cacao sous la marque CA'OLY. Dix mois plus tard, en novembre de la même année, un second site entrait en activité à Ngolambélé, dans la région de l'Est. Le 26 juin 2026, une troisième unité industrielle s'est allumée à Bangou, dans la région de l'Ouest : DENKY, portée par Meta Invest SA.
Un même territoire national, trois régions différentes Ce qui frappe dans cette progression, c'est le refus de toute concentration géographique. Plutôt que de multiplier les sites autour d'un même bassin de production, Lisette Claudia TAME NJAMBE a choisi d'ancrer chacune de ses usines dans une région distincte, adaptée à sa ressource propre. Le cacao du Centre et de l'Est d'un côté, le maïs, les fruits et les autres productions agricoles de l'Ouest de l'autre. Une méthode qui préfigure ce qu'elle annonce pour la suite : une industrie pensée région par région, plutôt qu'une simple accumulation d'usines autour d'un seul pôle.
Deux marques, une seule philosophie CA'OLY et DENKY portent des produits très différents, du chocolat d'un côté, des cornflakes, des fruits séchés, des chips ou encore un saucisson de porc fumé de l'autre. Mais les deux marques répondent à la même logique de fond, transformer localement des ressources camerounaises plutôt que de les exporter brutes ou de continuer à importer ce que le pays pourrait produire lui-même. Une cohérence que Lisette Claudia TAME NJAMBE revendique ouvertement, quelle que soit la matière première concernée.
Un calendrier serré, une exécution maîtrisée Ce qui frappe également, c'est le rythme de cette progression. Janvier 2025 pour Mbankomo, novembre 2025 pour Ngolambélé, juin 2026 pour Bangou : moins d'un an et demi séparent la première pierre posée à la troisième inauguration officielle. Un tempo rarement observé dans le secteur industriel camerounais, où les projets s'étirent souvent sur plusieurs années avant d'aboutir.
Ce rythme ne relève pas de l'improvisation. Il traduit une capacité à répliquer une méthode déjà éprouvée, tout en l'adaptant aux spécificités de chaque territoire et de chaque filière. Une compétence que peu d'opérateurs industriels africains peuvent aujourd'hui revendiquer avec autant de constance.
Plus de cinq cents emplois, une trajectoire qui s'accélère Aujourd'hui, plus de cinq cents emplois directs et indirects sont rattachés à l'ensemble de ces sites. Un chiffre appelé à croître fortement à mesure que les nouvelles unités montent en puissance et que d'autres projets, déjà engagés dans plusieurs régions du pays, entrent à leur tour en activité. L'objectif affiché reste celui de cinq mille emplois directs et indirects, à travers dix usines réparties sur dix régions du Cameroun d'ici 2036.
Un quotidien pensé pour ceux qui font tourner les usines Derrière les chiffres d’emploi, il y a une manière de faire vivre chaque site industriel. Dans chacune de ses usines, Lisette Claudia TAME NJAMBE a fait le choix d'un accompagnement qui dépasse le strict cadre professionnel
Un service de transport dédié, avec des bus d'entreprise assurant la liaison entre les sites et les zones d'habitation du personnel Un restaurant d'entreprise, confié à des professionnels de l'hôtellerie, pour garantir aux équipes des repas de qualité sur place Une infirmerie et un médecin du travail, présents en permanence pour assurer le suivi médical des collaborateurs Une prise en charge des congés de maternité, pour accompagner les collaboratrices dans cette étape de leur vie Des stages ouverts aux enfants du personnel, pour transmettre, dès le plus jeune âge, le goût du travail industriel Autant de dispositifs qui traduisent une conviction simple, une usine ne se limite pas à sa production, elle porte aussi la vie de celles et ceux qui la font fonctionner, jour après jour.
Une méthode plus qu'un plan figé Ce que ce troisième site vient confirmer, c'est que la trajectoire de Lisette Claudia TAME NJAMBE ne relève pas d'un plan rigide, dessiné une fois pour toutes, mais d'une méthode reproductible, capable de s'adapter à chaque région et à chaque ressource. Une méthode qu'elle continue d'appliquer, projet après projet, avec la même exigence qu'au premier jour, à Mbankomo.
Journaliste

Certaines personnalités changent de visage selon le lieu où elles se trouvent. Lisette Claudia TAME NJAMBE, elle, semble traverser tous les mondes avec la même naturelle assurance.

