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À l’occasion de la Journée de l’enfant africain 2026, Chantal Biya condamne avec vigueur les violences contre les enfants au Cameroun et appelle à des sanctions exemplaires contre les auteurs de viols, maltraitances et assassinats.

À l’occasion de la Journée de l’enfant africain, célébrée ce 16 juin 2026, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a lancé un appel fort en faveur d’une meilleure protection des enfants.
Dans une déclaration marquée par l’émotion et la fermeté, elle a dénoncé les violences dont sont victimes de nombreux mineurs et réclamé des sanctions rigoureuses contre les responsables de ces actes.
Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement sensible. Ces derniers mois, plusieurs affaires impliquant des agressions sexuelles, des maltraitances et des meurtres d’enfants ont suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique camerounaise.
Ces drames ont relancé le débat sur l’efficacité des mécanismes de protection de l’enfance et sur la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de répression.
Une condamnation ferme des violences contre les mineurs
Dans son message, la présidente fondatrice de l’ONG Synergies Africaines contre le Sida et les Souffrances a exprimé son profond rejet des actes portant atteinte à l’intégrité physique et morale des enfants.
Elle a dénoncé des comportements qu’elle considère comme incompatibles avec les valeurs humaines fondamentales et a insisté sur la nécessité d’une réponse judiciaire à la hauteur de la gravité des faits.
Pour elle, les violences commises contre les mineurs ne doivent faire l’objet d’aucune tolérance ni d’aucune complaisance.
Au-delà des poursuites judiciaires, Chantal Biya a surtout insisté sur l’urgence d’agir pour mettre fin à ces violences qui continuent de fragiliser de nombreuses familles et de compromettre l’avenir des plus jeunes.
La responsabilité de toute la société
La Première dame a également rappelé que la protection des enfants ne relève pas uniquement des autorités publiques ou des institutions spécialisées.
Selon elle, l’ensemble de la société doit se mobiliser pour garantir aux mineurs un environnement sécurisé et favorable à leur développement.
Parents, éducateurs, communautés, responsables religieux, associations et pouvoirs publics sont ainsi appelés à jouer pleinement leur rôle dans la prévention des violences et dans l’accompagnement des victimes.
Elle a souligné que chaque enfant a droit à une protection complète, tant sur le plan moral que physique et juridique. Cette responsabilité collective doit également s’exercer lorsque les auteurs des violences se trouvent au sein même du cercle familial.
Ce rappel intervient alors que plusieurs organisations de défense des droits de l’enfant alertent régulièrement sur les risques liés aux violences domestiques, aux abus sexuels et à certaines formes d’exploitation touchant les mineurs.
Un enjeu majeur pour l’avenir du Cameroun
Au-delà de l’émotion suscitée par les affaires récentes, la question de la protection de l’enfance constitue un défi majeur pour le développement du Cameroun.
Les spécialistes rappellent que les violences subies durant l’enfance peuvent avoir des conséquences durables sur la santé, l’éducation et l’insertion sociale des victimes. Garantir un cadre de vie sûr aux enfants apparaît donc comme un investissement essentiel pour l’avenir du pays.
La lutte contre les violences faites aux mineurs est d’ailleurs au cœur de plusieurs engagements internationaux auxquels le Cameroun a souscrit, notamment en matière de droits de l’enfant et de protection des populations vulnérables.
Un message de soutien aux victimes
Dans la dernière partie de son intervention, Chantal Biya a adressé un message de compassion aux enfants victimes de violences ainsi qu’à leurs proches.
Elle a exprimé sa solidarité envers toutes les familles touchées par ces tragédies et réaffirmé l’engagement de sa fondation en faveur de la défense des droits des enfants.
À travers cette déclaration, la Première dame souhaite maintenir la mobilisation autour d’un enjeu qui dépasse les clivages politiques et sociaux.
Son appel résonne comme une invitation à renforcer la vigilance collective afin que chaque enfant puisse grandir dans un environnement protecteur, respectueux de sa dignité et de ses droits fondamentaux.
Alors que les préoccupations liées à la sécurité des mineurs occupent une place croissante dans le débat public, cette prise de parole remet au premier plan l’exigence d’une action concertée pour prévenir les violences, accompagner les victimes et sanctionner les auteurs avec toute la rigueur de la loi.
Journaliste


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