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La maire d’Afanloum, Angèle Meyanga épouse Noah, devient présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA). Une élection qui renforce la visibilité du Cameroun dans la promotion du leadership féminin en Afrique.

Le Cameroun vient de marquer un point important sur la scène de la gouvernance locale africaine. Angèle Meyanga épouse Noah, maire de la commune d’Afanloum, a été portée à la présidence du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA), à l’issue de l’Assemblée générale des femmes maires d’Afrique organisée à Dakar, au Sénégal. C
ette élection place une élue camerounaise à la tête de l’une des plus importantes plateformes continentales dédiées à la promotion du leadership féminin dans les collectivités territoriales.
Elle constitue également une reconnaissance du rôle croissant des femmes africaines dans la gestion des affaires publiques locales.
Une responsabilité continentale pour une élue camerounaise
En prenant les rênes du REFELA, Angèle Meyanga hérite d’une mission stratégique : renforcer la place des femmes dans la gouvernance locale et favoriser leur participation aux processus de décision à travers le continent.
La nouvelle présidente a affiché sa volonté de donner une nouvelle impulsion au réseau. Parmi ses priorités figurent le renforcement des capacités des femmes élues, la promotion du partage d’expériences entre collectivités locales africaines et le plaidoyer en faveur d’une représentation féminine plus équilibrée dans les institutions politiques et administratives.
Dans un contexte où les femmes demeurent encore sous-représentées dans de nombreux exécutifs locaux en Afrique, cette élection est perçue comme un signal fort en faveur d’une gouvernance plus inclusive.
Le REFELA, la voix des femmes élues d’Afrique
Créé en mars 2011 à Tanger, au Maroc, le Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique est né sous l’impulsion de l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), avec l’appui du Royaume du Maroc.
Depuis sa création, le REFELA s’est imposé comme une plateforme de référence pour les femmes occupant des responsabilités au sein des collectivités territoriales africaines.
Le réseau rassemble des femmes maires, des conseillères municipales, des responsables régionales et d’autres élues locales issues de nombreux pays africains.
Son ambition est de promouvoir une gouvernance territoriale davantage attentive aux questions d’égalité des genres et de participation citoyenne.
Au fil des années, l’organisation est devenue un acteur incontournable dans les débats liés à la décentralisation, à l’autonomisation des femmes et à leur accès aux postes de responsabilité.
Plus de 30 chapitres nationaux mobilisés
Aujourd’hui, le REFELA s’appuie sur un réseau particulièrement dense. L’organisation compte plus de trente chapitres nationaux répartis à travers le continent africain.
Cette présence territoriale lui permet de porter les préoccupations des femmes élues au plus près des réalités locales, tout en favorisant les échanges d’expériences entre pays. Le réseau œuvre notamment pour l’intégration systématique de la dimension genre dans les politiques publiques locales, les programmes municipaux et les stratégies de développement territorial.
Son action vise également à accroître la participation des femmes dans les organes de décision locaux et régionaux, afin de construire des institutions plus représentatives des populations qu’elles administrent.
Un engagement aligné sur les Objectifs de développement durable
L’action du REFELA s’inscrit dans la dynamique mondiale de mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
Le réseau accorde une attention particulière à plusieurs priorités majeures, notamment l’accès à une éducation de qualité (ODD 4), la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes (ODD 5) ainsi que le développement de villes et communautés durables (ODD 11).
À travers ses programmes, l’organisation encourage les collectivités locales à intégrer ces objectifs dans leurs politiques publiques afin de répondre aux défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels les territoires africains sont confrontés.
Une victoire qui valorise le leadership féminin camerounais
L’élection d’Angèle Meyanga intervient dans un contexte où les questions liées à la participation politique des femmes occupent une place croissante dans les débats publics africains.
Pour le Cameroun, cette distinction représente une opportunité de renforcer sa visibilité dans les initiatives continentales consacrées à la gouvernance locale et à l’inclusion des femmes dans les sphères décisionnelles.
Au-delà de la dimension symbolique, cette nomination ouvre également la voie à une influence accrue du pays dans les réflexions menées sur l’avenir des collectivités territoriales africaines.
En accédant à la présidence du REFELA, Angèle Meyanga devient ainsi l’une des figures de proue du leadership féminin africain.
Son mandat sera observé de près par les acteurs de la décentralisation, qui attendent du réseau de nouvelles avancées en faveur de l’égalité des genres et du renforcement du pouvoir des femmes au sein des collectivités locales.
Journaliste


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