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Pour renforcer la sécurité énergétique, le Cameroun impose de nouvelles règles aux intervenants sur le réseau électrique. Toute opération sur les infrastructures de transport et de distribution d’électricité devra désormais être autorisée et traçable. Mots-clés SEO sécurité énergétique Cameroun, réseau électrique Cameroun, électricité Cameroun Face à la multiplication des interventions non autorisées sur les installations électriques, le Cameroun resserre son dispositif de contrôle.

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie a signé, le 23 février 2026, un nouvel arrêté visant à mieux sécuriser les opérations réalisées sur le réseau public de transport et de distribution d’électricité.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par des actes illégaux de plus en plus fréquents, souvent à l’origine de perturbations du service électrique, de dommages sur les infrastructures et de risques importants pour les populations.
À travers cette nouvelle réglementation, les autorités entendent renforcer la fiabilité du réseau national tout en améliorant la sécurité des personnes appelées à intervenir sur les installations électriques.
Des interventions désormais soumises à une autorisation formelle
Le nouveau texte réglementaire s’appuie sur les lois qui encadrent le secteur de l’électricité au Cameroun et introduit des exigences plus strictes pour tous les acteurs appelés à travailler sur les infrastructures concernées.
Désormais, aucune intervention ne pourra être réalisée sur les équipements de transport, de distribution ou de comptage de l’électricité sans une autorisation officielle.
Les techniciens et agents habilités devront obligatoirement être munis d’un ordre de service ou d’un permis de travail délivré par le responsable d’exploitation compétent.
Cette mesure vise à garantir une meilleure traçabilité des opérations et à permettre aux autorités d’identifier clairement les personnes autorisées à intervenir sur les installations stratégiques du pays.
Des documents détaillés pour assurer la traçabilité
L’arrêté fixe avec précision les informations qui devront figurer sur les autorisations délivrées aux intervenants.
Chaque document devra notamment mentionner :
l’identité de l’agent concerné
la nature exacte des travaux à effectuer
le lieu précis de l’intervention
la durée de validité de l’autorisation
les coordonnées du responsable ayant délivré le document.
Les intervenants seront également tenus de conserver l’original de ces documents durant toute la durée des travaux. En cas de contrôle, celui-ci devra être présenté sans délai aux forces de maintien de l’ordre, aux autorités administratives compétentes ou encore aux usagers qui en feraient la demande.
Pour les pouvoirs publics, cette exigence constitue un moyen supplémentaire de lutter contre les interventions clandestines et les actes de sabotage pouvant affecter la continuité du service électrique.
Tolérance zéro pour les opérations illégales
L’un des points majeurs de cette réforme réside dans le renforcement du volet répressif. Toute personne surprise en train d’intervenir sur le réseau sans autorisation officielle sera désormais considérée comme agissant de manière frauduleuse.
Les contrevenants s’exposeront à des sanctions administratives ainsi qu’à des poursuites pénales prévues par la législation camerounaise en vigueur.
Les autorités espèrent ainsi décourager les pratiques irrégulières qui contribuent à la dégradation des infrastructures électriques et entraînent régulièrement des interruptions de service préjudiciables aux ménages comme aux entreprises.
Un enjeu stratégique pour la sécurité énergétique
Au-delà de l’aspect réglementaire, cette réforme s’inscrit dans une démarche plus large de sécurisation du système énergétique national.
Le réseau électrique constitue une infrastructure essentielle au fonctionnement de l’économie, à l’activité industrielle et à la qualité de vie des populations.
Toute intervention non maîtrisée peut entraîner des coupures d’électricité, provoquer des accidents graves ou compromettre l’intégrité des équipements.
En imposant des procédures plus rigoureuses et une meilleure identification des intervenants, le gouvernement cherche à préserver la stabilité du réseau et à réduire les risques liés aux manipulations non autorisées.
Une application immédiate sur l’ensemble du territoire
Les nouvelles dispositions sont entrées en vigueur dès leur signature. Leur mise en œuvre incombe désormais aux autorités administratives, aux organismes de régulation ainsi qu’aux opérateurs du secteur de l’électricité.
Leur mission sera de veiller au respect strict des règles établies et de s’assurer que chaque intervention sur le réseau électrique national soit réalisée dans des conditions conformes aux exigences de sécurité.
Avec cette réforme, le Cameroun affiche sa volonté de mieux protéger ses infrastructures énergétiques, considérées comme un levier essentiel de développement économique et de stabilité sociale.
Dans un contexte de demande croissante en électricité, la sécurisation du réseau apparaît plus que jamais comme une priorité nationale.
Journaliste